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Compte rendu de réunion de dames du
19 septembre 2008

rapporté par Bernadette Lequeux...


INTERVENANTE:

Témoignage d’Andrée Récansone


Le vendredi 19 septembre à 19H30, nous avons eu la joie de passer un moment avec Andrée R., missionnaire en Afrique. Après quelques chants entonnés avec l’aide de musiciennes, Andrée a pris la parole pour nous raconter dans quelles circonstances elle est devenue chrétienne.


 Issue d’un milieu non chrétien, c’est en 1990, alors qu’elle travaillait dans l’hôtellerie qu’elle a entendu la voix de Dieu. Certaine que c’était Dieu qui lui parlait, elle entendit plusieurs fois la même chose et toujours cette image d’eau très limpide se montrait à elle. Un plan de carrière très intéressant s’est ensuite offert à elle mais, convaincue que Dieu ne lui donnait pas le feu vert, elle a refusé, elle-même étonnée de cette décision. Voilà qu’une autre offre de travail se présente avec même un entretien à la clef. N’ayant aucune compétence pour ce travail, elle passe l’entretien, étant certaine que malgré ce qui semblait être impossible, ce travail était pour elle. Un coup de fil le lui confirmera 15 jours plus tard : « la place est pour vous. » Il fallut à Andrée quelques cours de formation pour remplir au mieux sa tâche dans ce cabinet d’expertise comptable. C’est dans ce cabinet qu’une cliente lui parla de Jésus. Un accident très grave fit dire par la suite à Andrée que quelqu’un voulait la tuer mais en même temps que quelqu’un voulait la sauver. Elle fit appel à cette cliente qui lui donna rendez-vous puis l’invita à un groupe de prière. Ce fut une grande découverte pour Andrée. Interpellée, elle se demandait pourquoi ces gens étaient si heureux. Son cheminement continua : la lecture du livre « De la prison à la louange »  la  bouscula. Elle se dit : « je veux croire » et fut baptisée du Saint Esprit mais aussi guérie de problèmes cervicaux plutôt sévères. Une nuit, Dieu l’a réveillée pour lui dire de faire le ménage dans ses lectures et c’est ainsi qu’elle jeta beaucoup de livres. Lors d’une visite, sa mère constata ce « ménage » et remarqua le changement. Elle lui dit : « tu es devenue chrétienne ». Andrée fut interloquée par le discours de sa mère mais c’était vrai : elle était transformée et était devenue chrétienne. Mais Dieu avait encore du travail. Andrée nous avoua qu’un missionnaire, lors d’une réunion, lui dit que Dieu avait un appel pour elle pour la mission. Elle répondit que non, tout en sachant au fond de son cœur que c’était vrai. Après la réunion, ce missionnaire désira la rencontrer, il lui dit que ce travail était pour bientôt et pria pour elle et la  bénit. C’est alors qu’un grand combat commença. Elle ne voulait pas, elle était réveillée la nuit.  C’est quand, enfin, elle accepta qu’une grande paix envahit son cœur et sa vie. Le très grand ménage continua. En effet, elle fut convaincue qu’elle devait se débarrasser de tout. La joie restait là, même si la confrontation avec la famille ne fut pas des plus aisées. Mais rien ne peut faire obstacle au dessein de Dieu et c’est ainsi qu’à 35 ans, Andrée s’envola pour le Canada pour une nouvelle étape de sa formation. Partie avec une très grande joie, ayant quitté un poste à responsabilité, André se savait dotée d’un tempérament fort et d’un caractère pas toujours facile. Elle apprit la vie en communauté, la prière et eut pour responsabilité… le nettoyage des cabinets de toilettes. En Irlande, elle fit beaucoup, beaucoup de repassage, et aussi l’accueil. Elle fit l’apprentissage du jeûne : 5 jours consécutifs, Dieu lui parla, lui montra combien elle était orgueilleuse, son pasteur lui assura que Dieu allait la transformer. Elle continua 5 jours de plus et comprit que c’est dans le jeûne que les chaînes tombent. De l’Irlande, Andrée voyagea jusqu’en Angleterre pour une formation biblique où sa tâche fut de nettoyer les cabinets de toilettes ! Mais le travail devenait secondaire et la mentalité d’Andrée évoluait. Dieu l’orienta ensuite vers une église méthodiste. Mais dans ce bâtiment, Andrée avait la sensation d’être enfermée. Pourtant Dieu lui dit : « Voici le chemin que j’ai pour toi, marche-y ! » En 6 mois, elle progressera beaucoup sur l’apprentissage de la foi, le travail parmi les fleurs et la préparation du thé !


Une foule de témoignages suivirent sur la façon merveilleuse dont Dieu a pourvu à toutes les petites choses comme aux très grandes :

1. Plus de thé

La sœur Sylvia vit qu’il n’y avait plus de thé. En quelques mots, sister Sylvia remit cela au Seigneur. Plusieurs visiteurs arrivèrent avec des gros sacs de thé.

2. Les fleurs bleues

Andrée, peu experte en fleurs, souhaitait planter des fleurs bleues. Elle remit cela à Dieu et peu de temps après une dame vint avec un sachet de marguerites bleues.

3. La cuisine équipée

Ayant besoin d’une cuisine correcte où faire les repas, elles remirent ce projet à Dieu en espérant son secours car les finances ne permettaient aucun investissement. Un couple visita l’église et, sans rien dire, envoya dès le lendemain un entrepreneur pour évaluer les  besoins pour l’installation d’une cuisine moderne et toute équipée (électroménager compris). Ce couple paya tous les frais, sans que les sœurs n’aient rien à donner.

4. La volaille

Alors qu’elle ne possédait qu’une volaille pour nourrir toute la maison, la sœur responsable des repas sentit que Dieu lui demandait de la donner à des visiteurs. Hésitante, elle obéit bien qu’un peu inquiète de ce qu’elle allait bien pouvoir cuisiner pour le repas et en fait une personne arriva avec 3 volailles ce jour-là en cadeau.

Elles ne manquèrent jamais de chocolat, la maison était bien meublée… Dieu pourvoyait. André apprit à vivre dans l’action de grâce. Les sœurs furent des exemples d’une dépendance envers Dieu à 100 %. Leur clef : une vie dans la transparence. Elles arrivaient à amener les autres dans la vérité et dans la liberté. Elles ne faisaient appel qu’à Dieu. Jamais elles ne parlaient de leurs besoins aux visiteurs, seulement par la prière à Dieu. Andrée rentra en France où elle vécut 2 ans à la Porte Ouverte, maison d’accueil et de formation pour les missionnaires.
Son premier travail sur le champ missionnaire fut assombri par des problèmes d’entente avec le missionnaire sur place. Vint un autre pays, un autre chantier et l’apprentissage pour Andrée de la soumission qui n’est pas qu’apprendre à se taire mais aussi apprendre à dialoguer et écouter le point de vue de l’autre. Le fait d’être soumis à notre autorité spirituelle est une immense protection.Andrée nous a dit que le diable agit dans ce domaine, car souvent une fausse idée de la soumission est véhiculée et cela peut provoquer une plaie qui crée une brèche. Mettons à la lumière ce domaine de notre vie, faisons preuve de courage, osons dire : « là, vous m’avez blessé ! » pour que dans notre cœur, rien ne soit refoulé.

Andrée a insisté sur le fait que notre demeure doit être propre. Il faut que la crainte de Dieu soit dans notre cœur. Y est-elle ? Avons-nous conscience du trésor qui est dans notre vase ? Prenons-nous en grand soin ? Dieu nous dirait-Il : « Regarde comment tu m’as traité là ? »   Chaque jour, lorsque nous nous levons, nous sommes devant un choix :

- Soit je me fais plaisir à moi et je ne m’occupe pas de ce trésor,

- Soit je mets ce trésor à la lumière et je peux ainsi avoir une vie extraordinaire.

J’écoute qui : ma chair ou Jésus ? Nous sommes par nature trop indépendantes et cela nous bloque dans notre relation avec Dieu, en plus du fait que nous n’avons jamais de temps. Mais sommes-nous conscientes que nous ne nous appartenons plus, que nous sommes des élues ? Pour cela nous devons faire le ménage. C’est un choix de vivre dans la lumière et d’être en paix. Ainsi, nous ne sommes plus esclaves, nous marchons dans la liberté, mais il y a un prix à payer. Si notre cœur est bien disposé, Jésus peut agir. Faisons le choix de choisir le bien plutôt que le mal, ayons cette volonté, attendons-nous à vaincre avec l’aide de Dieu.


Le témoignage d’Andrée nous a beaucoup touchées. Nous ne pouvons que vous encourager à vous joindre à nous lors d’une prochaine réunion de dames, pour goûter un bon moment avec le Seigneur.


Bernadette LEQUEUX