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Compte rendu de réunion de dames du
22 février 2008

rapporté par Francesca Dewaele...


INTERVENANTE:

Pascaline Pouliquen


Ma vie n’est pas un fait divers. J’ai grandi dans une famille catholique, avec des parents très occupés par leur travail. Peu de temps après ma naissance j’ai été atteinte d’un eczéma très sérieux, ce fut un lourd fardeau pour mes parents. J’ai eu une adolescence perturbée, le sentiment de vivre seule tout en ayant du monde autour de moi. J’avais des amis, je faisais la fête, j’aimais la musique, puis je rentrais dans ma chambre et je pleurais. Je consultais des voyantes, je vivais « hors norme ». J’allais de défaites en défaites. Très jeune, j’ai perdu ma mère, assassinée pour 500F, ce fut un passage très difficile. J’avais des amis chrétiens, Patrice et Corinne. Je pensais que c’était à eux de changer et je les encourageais dans ce sens là. Ils m’ont invitée à une réunion, en Normandie, ils étaient jeunes chrétiens, il leur en fallait du courage. Ils se demandaient comment se passerait cette réunion en s’imaginant « pourvu que ce soit comme ça, et comme ça… » Quand je suis rentrée dans la salle, je demandais « mais que font-ils ? ». Ils m’ont répondu : ce n’est rien, c’est le Saint-Esprit qui agit. En entendant le message qui parlait notamment de la tenue de la femme, Patrice et Corinne commençaient à avoir peur de ma réaction. De retour chez eux, je n’arrêtais pas de pleurer. L’après-midi, ils m’ont proposé de retourner à un culte. Et là à nouveau j’ai pleuré tout l’après-midi. Je suis restée chez eux plusieurs jours, totalement déconnectée. Je ne voyais plus les mêmes personnes. J’ai rencontré des chrétiens, puis un pasteur qui m’a conseillé de pardonner (pour moi cela signifiait pardonner à ceux qui avaient fait du mal à ma mère). Je suis restée en relation avec des chrétiens (je faisais environ 100 km tous les dimanches). En ce qui concerne le mariage, je pensais que ce domaine de ma vie me concernait moi. J’ai perdu mon travail mais je savais que je devais honorer Dieu avec mes finances et n’ai manqué de rien. J’ai trouvé un autre travail, mieux que le précédent qui m’avait détruite. Je n’allais plus en boîte de nuit, je ne consultais plus les voyantes. Je suis partie en vacances avec des chrétiens. Ils parlaient mariage mais moi je n’y croyais. Cependant, je me disais que si ça peut exister le mariage, OK. Quand on lui laisse les rênes, Dieu agit. Pendant les réunions, à chaque fois qu’une louange démarrait, je pleurais. C’était comme un nettoyage, j’étais purifiée. Durant ces vacances, j’ai rencontré Fred. Je sentais que c’était « LUI ». Je suis allée le lui dire. Nous avons pris le baptême dans une rivière, à Perpignan. Le soir, il m’a demandée en mariage. Sa mère, non préparée, l’a plutôt mal vécu. Pour moi, le choix de Dieu était important. Nous nous sommes mariés et avons vécu 8 ans sans enfants. A l’église où nous étions, nous avons prié pour cela. Une grossesse survint, j’attendais 2 enfants ! Et là, j’ai à nouveau démarré un eczéma très grave durant cette grossesse. Les enfants sont nés, eux n’avaient rien. Au bout de 13 années de mariage, les choses devinrent plus difficiles. Mon mari me reprochait de ne pas aimer sa famille. Je pris rendez-vous avec ma belle mère. Après un moment fort vécu ensemble, elle a pu me dire « Je remercie Dieu pour la fille qu’il m’a donné ». Ce fut la réconciliation. Ma belle mère a reconnu ne pas avoir été préparée à ce mariage et c’était difficile pour elle. Par la suite son soutien fut précieux lors de la période difficile que nous avons vécue. L’ennemi a vraiment voulu nous détruire, il cherche à détruire les familles. Fred est passé par des moments très difficiles . Aujourd’hui Dieu reconstruit, c’est Lui qui a la victoire ! Nous avons été entourés, épaulés, soutenus par le frère de Fred et nos amis chrétiens. J’ai vraiment été portée, c’est important quand ça va mal mais j’ai aussi compris que je devais surtout m’en remettre à Dieu, m’attendre à Lui, car Il avait la solution . Nous avons redémarré une étape avec notre Dieu, les choses ont commencé à changer. Le Seigneur m’a parlée par ce passage : Esaïe 48 : « Ecoutez ceci, maison de Jacob, vous qui portez le nom d’Israël, et qui êtes sortis des eaux de Juda…qui invoquez le Dieu d’Israël… Je ne donnerai pas ma gloire à un autre. Quand ça va mal, si on lâche les rênes et qu’on laisse Dieu agir, quelque soit le domaine, Dieu peut bénir et intervenir, attention à ne pas chercher à gérer soi-même.

 


Francesca