Compte rendu de la réunion de dames du 21 septembre 2006

rapporté par Elise Maroni...


Après quelques salutations, Françoise Delalande, notre invitée à cette réunion, nous a dit sa joie de faire un peu plus connaissance avec l’église de Ruminghem. Elle nous a présenté Marie-Joëlle, une amie de longue date, qu’elle avait amenée avec elle et qui nous a raconté ce que le Seigneur lui avait mis à cœur de faire pour Lui.

Depuis que ses enfants sont grands, elle participe à des voyages organisés. Au départ, elle a eu des difficultés. «Quand il y a des obstacles dans notre vie, il ne faut pas se décourager, » dit-elle et, depuis dix ans, elle a pu faire des voyages missionnaires avec un groupe pour encourager les chrétiens qui sont dans des pays où il n’y a pas la liberté religieuse. On leur apporte de l’aide matérielle, des «livres» sous forme de cadeaux personnels, etc...

Dans l’un des derniers pays qu’elle a visités, on a le droit d’aller dans les églises officielles. Les gens qui viennent y travailler peuvent pratiquer leur propre religion, mais les gens du pays, eux, ne peuvent pas en changer, autrement ils feraient de la prison.

Marie-Joëlle nous a encore dit : «En tant qu’Occidentaux, on croit leur apporter des encouragements, mais c’est le contraire qui se produit…» Dieu intervient dans des situations difficiles. Il fait des miracles. Quelques exemples : au Mexique où les Caciques sont très en colère contre les chrétiens et attaquent leurs églises pour tuer les convertis, ces hommes en colère ont vu un fleuve et des géants derrière, et ils n’ont pas pu attaquer l’église. Un enfant était mourant, et, quand ils ont apporté le bébé aux chrétiens, il était mort. Les chrétiens ont prié et l’enfant est revenu à la vie. Des pasteurs qui avaient été ligotés en forêt ont, par la grâce de Dieu, été libérés, etc...

Dans ces pays, les chrétiens se sentent moins seuls quand ils reçoivent la visite d’autres chrétiens, car ils sont en minorité par rapport à la population qui les entoure. Dieu a besoin de tout le monde parmi les chrétiens : ceux qui partent et ceux qui restent. Le tout c’est que chacun soit à sa place et dans le plan de Dieu.



Françoise a cherché la pensée de Dieu pour cet après-midi, et voici ce qu’elle a eu à cœur de partager avec nous.

Mère de sept enfants, j’ai été dans l’église toute ma vie. J’ai accepté le Seigneur dans mon enfance et je trouvais ma « bouffée d’oxygène » dans les camps de jeunes. J’ai eu une enfance tout à fait normale, mais j’étais mal dans ma peau (dépression, mauvaise image de moi-même). Pourquoi, alors que tout aurait dû aller bien ? On voudrait que tout soit instantané, mais il y a des choses qui prennent du temps, où Dieu doit travailler en nous petit à petit ; autrement on serait peut-être perdu si le Seigneur agissait trop rapidement. J’ai suivi des séminaires, mais cela ne m’a presque rien apporté. C’est plutôt dans la fréquentation de l’église que petit à petit Dieu m’a montré des choses.

Je suis née en 1945 (à la fin de la guerre). Mes parents avaient déjà perdu quatre bébés. Je ne devais pas vivre et mon père s’attendait toujours à ce que je meure. Je ne devais pas faire de la musique ou du sport, parce que je ne devais pas vivre. J’ai dû partir à la campagne, au sud de Paris, avec ma mère et ma sœur. Mon père, lui, est resté à Paris. C’est comme si mes parents avaient divorcé. Quand je voyais mon père, je lui disais : « Bonjour Monsieur. » Et cela rend difficile d’accepter Dieu comme Père. Un père c’est quelqu’un qui empêche toujours de faire ce qu’on veut ! Il a fallu beaucoup de travail pour que j’accepte l’amour de Dieu. C’est un ennemi qui fait cela dans nos vies, mais cela se répare avec le Seigneur.

Puis mon père a quitté son travail à Paris et mes parents se sont retrouvés. Il avait pris une petite jeune fille, Germaine, pour travailler. Elle a pris de plus en plus de place. Elle gérait tout : elle est devenue indispensable. J’avais environ huit ans à ce moment-là. Ma mère a découvert une autre femme dans la vie de son mari. J’ai commencé à prendre le parti de ma mère et à haïr l’intruse. Tout cela a empoisonné mon enfance. Ma mère est tombée malade et est décédée au bout de quelques années. Mon père a épousé Germaine. Plus tard j’ai voulu quitter la maison, mais Dieu ne voulait pas que je parte sans pardonner. Je l’ai fait et cela a permis à Dieu d’agir dans mon cœur. J ‘ai réussi à l’aimer et Dieu m’a montré que je n’avais pas toujours été sympathique avec elle. Elle est toujours vivante et Dieu a uni nos cœurs, et quand les gens la prennent pour ma mère, cela ne me chiffonne pas.

C’est mon histoire, mais le message que j’avais pour aujourd’hui c’est sur le pardon. Il y a des choses dures qu’on arrive à pardonner et des petites choses où on n’y arrive pas. Cela nous rappelle la parabole des talents dans Matthieu 18.21-35. Le serviteur qui devait beaucoup au roi a été pardonné mais cet homme, à son tour, n’a pas pardonné à celui qui lui devait peu. Quelquefois ce n’est pas rien ce qu’on doit pardonner, mais c’est peu par rapport à ce que Dieu doit nous pardonner.

J’ai vu plus tard que, par le refus de pardonner, on ouvre une porte à l’ennemi et, par la suite, il faut du temps pour la reconstruction. Si l’autre ne veut pas pardonner, on est bloqué, mais on ne peut pas le faire à leur place. Ce n’est pas mettre un fardeau sur les gens que de leur dire de pardonner : cela nous fait du bien à nous et cela permet d’être libres par rapport à ceux qui nous ont blessés. On peut ensuite en parler sans amertume : l’aiguillon qui nous faisait mal a disparu.

Merci à Dieu !



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